Alors que l’année 2025 se termine…

Bonjour,

Alors que se termine l’année dans quelques heures, je suis à rassembler mes notes pour rédiger ma revue de 2025. J’ai l’impression de sonner comme un disque rayé en répétant une fois de plus que nous avons eu une année riche en rebondissements de toute sorte. Une année exceptionnelle, bizarre, surréelle, de tous les records, vous pouvez ajouter d’autres étiquettes, ça marche !

Évidemment, l’acteur majeur de tous les jours, ce fut encore Dônald. Une première année de mandat (oui, juste un an, imaginez un mandat complet !) où il est passé de tarificateur de tout à pacificateur de la planète (dans sa tête), tout en se dirigeant vers son rêve à peine caché de devenir dictateur. Nous assistons probablement à l’instauration d’un gouvernement fasciste qui coupe dans les subventions aux universités, dans les dépenses en santé, impose la censure dans les médias, fait congédier des animateurs télé qui ne lui plaisent pas, déploie la garde nationale sous des prétextes débattus, poursuit ses opposants politiques et fait caviarder outrageusement les dossiers Epstein qui pourraient probablement le mettre dans l’embarras.

Il a commencé dès le début de son mandat à menacer la planète de ses tarifs, forçant notamment RDI à être en « émission spéciale » comme dans le temps de la pandémie de COVID-19, parce que les annonces allaient venir à 10h00, non à 14h30, non à 18h00, heuuu non, demain finalement, signe d’une négociation intensive en coulisses internationales. Les marchés boursiers ont eu un mouvement inverse à la hausse des tarifs et nous avons connu une période assez difficile, jusqu’au 9 avril. Ce matin-là, 9h37, soit sept minutes après l’ouverture des marchés, il a écrit sur son réseau social, « THIS IS A GREAT TIME TO BUY!!! » (C’EST UN GRAND MOMENT POUR ACHETER !!!) ce qui a eu pour effet de faire grimper ce jour-là, le S&P 500 de 9.5 %, le NASDAQ de 12.2%, le Dow Jones de 7.9 % et… Trump Média de 22 %! Moins de quatre heures après son message du matin, il a annoncé une pause de 90 jours sur les tarifs réciproques. Si cela n’est pas de la manipulation de marché, c’est que c’est une vue de l’esprit. Sérieusement, Martha Stewart est allée en prison pour moins que cela.

Ses tarifs auraient fait entrer dans les coffres de l’État, environ 100 milliards de dollars dont 27.2 rien qu’au mois de juin. Tout ça évidemment, payé par les consommateurs américains qui commencent à peine à comprendre qu’ils sont le dindon de la farce de Thanksgiving.

Évidemment, son entêtement à parler du Canada comme le 51e état a mis en rogne les Canadiens comme jamais cela n’était arrivé auparavant et la page couverture de juillet du New York magazine est tout simplement délicieuse.

L’effet des tarifs américains sur l’économie canadienne fut moins lourd qu’anticipé, principalement en raison de l’exemption offerte aux produits conformes à l’Accord Canada–États-Unis–Mexique (ACEUM). En juillet 2025, le taux de conformité à l’ACEUM des exportations canadiennes a atteint le record de 84 % ce qui veut dire qu’environ 15 % seulement de nos exportations ont été touchées par des tarifs douaniers américains. L’économie canadienne, sans rouler à plein régime a continué à progresser. Alors que la Banque du Canada prévoyait une croissance de 1.2 % du PIB en 2025, elle devrait terminer l’année autour de 2.5 % selon le consensus des économistes. C’est donc normal que la Banque du Canada ait abaissé son taux directeur de 0.75 % depuis le début de l’année pour le fixer à 2.25 %. Elle prévoit par ailleurs que l’inflation en 2026 sera près de sa cible de 2.1 % puisqu’une économie saine doit absolument comprendre de l’inflation, sous contrôle.

Pendant ce temps, les entreprises ont continué à augmenter leurs prix, augmentant du même coup leurs bénéfices ce qui s’est traduit par une belle hausse boursière cette année encore. Je n’aurais pas tenté le pari au mois de mars, mais au final, ce fut une excellente année pour ce qui est de la croissance boursière. Après une pointe record en octobre, le Bitcoin a cependant fini l’année avec une baisse de plus de 7 %.

Au niveau financier et boursier, l’année 2025 restera donc marquée par la guerre commerciale américaine, une bonne performance des marchés boursiers, et une volatilité persistante des cryptomonnaies. Cela nous rappelle que les manchettes négatives ne se traduisent pas forcément en mauvaises performances boursières, que l’importance de la diversification de portefeuille est toujours d’actualité et qu’une approche prudente est nécessaire face à l’incertitude géopolitique qui devrait se poursuivre en 2026. Nous avons évité la récession qu’on nous annonce depuis trois ans, et le risque diminue en 2026, à moins d’un revirement spectaculaire au niveau de l’emploi et de l’inflation. On peut s’attendre à une entente avec les États-Unis qui, même si elle n’est pas parfaite, devrait réduire l’incertitude.

L’autre actrice de tous les jours de 2025 est sans contredit l’Intelligence Artificielle (IA). Elle est dans tous les médias, tout le temps. Cette technologie, qui, comme toutes les autres qui l’ont devancée, ralentit la demande de main d’œuvre, menace des emplois et transformera l’activité économique. Son développement s’effectue à une vitesse tellement folle que bien que nous ne soyons qu’à la troisième année de ChatGPT, c’est comme s’il s’était passé dix ans entre sa naissance et ce que cette technologie fait actuellement.

Professionnellement, nous utilisons au bureau Fireflies AI pour la prise de notes lors de nos rencontres, Copilot (meilleur nom commercial à mon avis pour une IA), MIA et Claude d’Anthropic que je vous recommande fortement. Nous l’utilisons notamment pour faire de l’optimisation de portefeuille, ce qui nous aide à avoir des portefeuilles qui résistent mieux aux baisses du marché et qui performent bien lors des hausses. Soyons clairs cependant, nous n’utilisons pas de version gratuite, nous ne mettons aucune donnée personnelle de nos clients dans ces machines, et elles ne prennent aucune décision, cette technologie est et restera toujours un copilote, un assistant, comme une calculatrice financière ou un logiciel d’analyse de portefeuille, pour nous aider à prendre les décisions et conseiller nos clients adéquatement. La dernière venue c’est MIA (Mon Intelligence Artificielle) qu’un de nos clients a mis au point pour nous et qui dépose de façon autonome depuis juin dernier, les rapports de performance dans la voûte PEAK de nos clients, et qui est incorporée à notre site web pour prendre des rendez-vous et répondre aux questions simples de nos clients. Elle se tient en bas à droite de chaque page, prête à vous répondre.

À l’aube de 2026, une question s’impose : sommes-nous en situation de bulle boursière avec l’IA? Certainement, selon les finfluenceurs qui agitent constamment le drapeau de la peur dans TikTok, Facebook et autres médias du genre tout aussi crédibles. Possiblement, selon bon nombre de gestionnaires consultés au cours de l’automne parce que l’injection phénoménale de capitaux dans une nouvelle technologie conduit presque inévitablement vers une bulle. Il faut toutefois prendre garde de comparer la situation actuelle à la bulle techno de 2001 puisque nous ne sommes pas dans un contexte spéculatif similaire, qui ne reposait à l’époque que sur des rumeurs et une euphorie déraisonnable. Les entreprises avec un bon bilan financier pourraient bénéficier, du moins à court terme, de la hausse des dépenses en immobilisations. Que l’IA se révèle ou non être la force économique transformatrice que l’on annonce, plusieurs acteurs financiers et économiques pourraient tirer parti de cette vague d’investissements. Le développement de l’IA est plus rapide que le temps que ça prend pour construire les centres de données, les infrastructures en énergie pour les alimenter, les infrastructures de transport de l’information, etc. Ce n’est donc pas simplement Nvidia et les autres « magnifiques entreprises » liées à l’IA qui risquent de continuer à croître en 2026, ce sont les constructeurs d’infrastructures, leurs fournisseurs, et tous les intervenants nécessaires au déploiement de cette nouvelle technologie. Je ne serais pas surpris que 2026 soit l’année où les entreprises commenceront à réaliser des gains importants de productivité grâce à l’implantation de l’IA, ce qui pourrait pousser les marchés vers le haut.

Évidemment, au moment d’écrire ces lignes, pour l’année à venir, les manchettes s’annoncent de nouveau pessimistes, qu’il s’agisse des tarifs de Trump, des tensions à Taïwan, de la guerre en Ukraine qui n’en finit pas, du génocide à Gaza, de l’inflation qui vous fera dépenser plus à l’épicerie pour moins d’affaires dans votre sac, du REM qui marche, qui marche pas, qui marche, mais pas aujourd’hui, et de plein d’autres problèmes sociaux, économiques et géopolitiques, la meilleure stratégie reste encore d’ignorer ce bruit de fond à court terme, d’avoir un portefeuille diversifié et de se concentrer sur le long terme. Ce sont les mêmes nuages qu’en 2025 et pourtant, quelle belle année boursière nous avons eue !!

Au nom de toute l’équipe, je profite de cette occasion pour vous remercier pour votre confiance renouvelée, pour les références que vous nous avez faites au cours de l’année, et pour les bons mots que certains nous font parvenir de temps en temps pour nous remercier pour notre travail. Ces gestes nous touchent profondément et sont un moteur de motivation pour l’ensemble de l’équipe. Que l’année 2026 vous apporte bonheur, sérénité, amour, succès financier (évidemment) et la santé pour en profiter.

Au plaisir de vous revoir en 2026 !

En terminant…
Trump, à la demande générale, un compte à rebours…
Bien qu’écrit en 2016, toujours d’actualité : Les résolutions 2017 du planificateur financier

12 réflexions au sujet de “Alors que l’année 2025 se termine…”

  1. Bravo cher ami…tes commentaires sont très pertinents.
    Bonne année merci pour l’excellent travail sur nos placements et espérons que le compte à rebours débute maintenant.

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  2. Bravo mon “vieil” ami pour cet excellent résumé de la situation, résumé qui a certainement dû te couter un nombre impressionnant d’heures de réflexion…. si pénible à cause de notre ami du Sud…….. Guy

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  3. Ta verve est toujours au RDV en ce qui concerne ton message de fin d’année qui s’avère une fois de plus une belle description de toute l’actualité de la dernière année. Merci pour ta vision toujours aussi pertinente. Bonne et Heureuse Année ainsi qu’à ta famille et ta belle équipe.

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  4. Merci Eric pour cet excellent résumé! Je souhaite à toute l’équipe une très belle année 2026 en santé avec du bonheur à profusion! ❤️

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  5. Très bon sommaire de 2025, ses hauts et ses bas !
    Nos souhaits de bonheur et santé à ton équipe et au travail pour 2026 dans l’harmonie si nécessaire dans nos temps tumultueux !

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  6. Merci pour votre mot d’encouragement sur l’économie actuelle, c’est rassurant de vous lire, Bonne Année à vous et votre équipe.

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